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Glossaire des termes du yoga

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Glossaire des termes du yoga

Vous entrez dans votre premier cours de yoga et l’enseignant commence à parler dans une langue que vous ne connaissez pas. Adho Mukha Svanasana. Ujjayi. Savasana. Vous suivez du mieux que vous pouvez, mais une partie de votre esprit commence à dresser une liste.

Cet article est cette liste. Un glossaire des termes que vous rencontrerez le plus souvent — en cours, dans les textes, et dans les échanges avec d’autres pratiquants. Il n’est pas exhaustif. C’est un point de départ.


Les fondements

Yoga vient de la racine sanscrite yuj, qui signifie relier ou unir. Le mot désigne quelque chose de bien plus large que l’exercice physique : l’apaisement de la conscience individuelle. Dans la définition de Patanjali, le yoga est chitta vritti nirodha — l’arrêt des fluctuations du mental. Les postures n’en sont qu’une petite partie.

Prana (force vitale) est l’énergie qui, selon la tradition, anime tous les êtres vivants et circule dans le corps par des canaux subtils appelés nadis. Les pratiques du yoga — en particulier les asanas et le pranayama — sont conçues en partie pour travailler directement avec cette énergie.

Chakras (roues ou centres d’énergie) sont les points où ces canaux se croisent. Le yoga classique décrit sept chakras principaux le long de la colonne vertébrale, chacun associé à différentes qualités physiques et psychologiques. Vous les rencontrerez le plus souvent dans le contexte du pranayama et de la méditation.


Les huit membres

Les Yoga Sutras de Patanjali décrivent le yoga comme un chemin à huit membres — ashtanga (à ne pas confondre avec le style de yoga du même nom). Chaque membre est une étape de la pratique, qui part de l’éthique pour aller vers l’absorption profonde.

Yama (retenues éthiques) désigne les cinq façons dont le yoga nous invite à nous comporter dans le monde : la non-violence (ahimsa), la sincérité (satya), le non-vol (asteya), la continence (brahmacharya), et le non-attachement (aparigraha).

Niyama (observances personnelles) désigne les cinq disciplines intérieures : la pureté (saucha), le contentement (santosha), l’effort discipliné (tapas), l’étude de soi (svadhyaya), et l’abandon à un principe supérieur (ishvara pranidhana).

Asana (posture) est le troisième membre et celui que la plupart des gens rencontrent en premier. Dans le texte de Patanjali, l’asana est décrit simplement comme un siège stable et confortable pour la méditation. Le catalogue complet de postures physiques est apparu bien plus tard, principalement à travers le Hatha yoga.

Pratyahara (retrait des sens) est le pont entre les pratiques extérieures et intérieures — apprendre à ramener l’attention vers l’intérieur plutôt que de suivre chaque stimulus extérieur.

Dharana (concentration), Dhyana (méditation) et Samadhi (absorption) sont les trois derniers membres. Dharana est l’attention focalisée sur un seul objet. Dhyana est le moment où cette attention devient continue. Samadhi est celui où la frontière entre l’observateur et l’observé se dissout. L’article sur la méditation couvre ces trois étapes en détail.


Postures et mouvement

Asana dans sa forme moderne comprend des centaines de postures physiques. Le guide des asanas en propose un aperçu organisé par catégorie, avec les noms en sanscrit et les principaux bienfaits.

Vinyasa (séquence fluide) désigne des postures reliées par le souffle et le mouvement. Dans un cours de vinyasa, les transitions entre les postures font partie de la pratique. C’est aussi le nom d’une séquence de liaison spécifique : planche — chaturanga — chien tête en haut — chien tête en bas.

Surya Namaskar (salutation au soleil) est une séquence de 12 postures traditionnellement pratiquée à l’aube, face à l’est. C’est l’une des premières choses que beaucoup d’élèves apprennent, et l’une des pratiques les plus complètes du yoga.

Savasana (posture du cadavre) est la relaxation finale en fin de cours — allongé sur le dos, abandonnant tout effort. Cela paraît simple. C’est souvent la chose la plus difficile à faire dans la salle.

Drishti (point de regard) est le point de fixation des yeux dans une posture donnée. Fixer le regard stabilise le mental autant que le corps.


Souffle, geste et énergie

Pranayama (régulation du souffle) est le quatrième membre du chemin de Patanjali et une pratique complète en soi. Le mot renvoie à la fois à l’extension du prana et à l’usage maîtrisé du souffle. Les principales techniques vont de la respiration rythmique simple aux pratiques plus avancées impliquant la rétention. Il existe un guide complet dans l’article sur le pranayama.

Mudra (geste ou sceau) désigne les positions des mains, les scellements corporels et les positions des yeux utilisés pour diriger le flux du prana. Bandha (verrou ou lien) désigne les contractions musculaires internes permettant de contenir et de rediriger l’énergie dans le corps. Les deux sont expliqués en détail dans l’article sur les mudras et bandhas.

Kumbhaka (rétention) est la pause entre l’inspiration et l’expiration dans le pranayama. Antara kumbhaka est la pause après l’inspiration ; bahya kumbhaka est la pause après l’expiration. Ces pratiques appartiennent aux techniques de pranayama plus avancées.


Langue sacrée

Om (ou Aum) est le son le plus fondamental du yoga. Il est dit être la vibration primordiale dont tous les autres sons naissent. Vous l’entendrez chanté au début et à la fin de nombreux cours.

Mantra (phrase sacrée ou outil du mental) — un mot ou une phrase répété mentalement ou à voix haute pour concentrer l’esprit ou invoquer une qualité particulière. Les mantras viennent des traditions sanscrites et védiques, et leur sens compte autant que leur son. L’article sur les mantras couvre ceux que vous rencontrerez le plus souvent.

Namaste (je m’incline devant toi) — le geste de salutation et d’au revoir du yoga : mains jointes au cœur, légère inclinaison. C’est une façon de reconnaître quelque chose de digne en l’autre personne.

Shanti (paix) — utilisé trois fois à la fin d’une pratique ou d’un chant, en référence à la paix dans le corps, le mental et l’esprit.


Textes et enseignants

Patanjali — le sage qui a compilé les Yoga Sutras, probablement vers le IIe siècle avant notre ère. Nous ne savons presque rien de lui en tant que personne. Son texte reste la référence fondatrice de la philosophie classique du yoga. L’histoire du yoga retrace sa place dans la tradition.

Les Yoga Sutras — la collection de 196 aphorismes de Patanjali sur la théorie et la pratique du yoga. Denses, précis, et encore largement étudiés plus de deux mille ans après leur rédaction.

Guru (dissipateur des ténèbres) — un enseignant spirituel. En sanscrit, gu signifie obscurité et ru signifie lumière. Le mot porte bien plus que “professeur” : un guru est quelqu’un qui a parcouru le chemin et peut réellement guider les autres.

Svadhyaya (étude de soi) — l’un des niyamas. Il désigne l’étude des textes sacrés et, tout autant, l’étude de soi-même. L’objectif n’est pas d’accumuler des connaissances, mais de s’en servir comme d’un miroir.


Conclusion

Le vocabulaire du yoga peut sembler un obstacle au début. Avec le temps, il devient autre chose — une façon plus précise de nommer des expériences réelles. Vous n’avez pas besoin de mémoriser ce glossaire avant votre prochain cours. Mais quand un terme apparaît et que vous souhaitez le comprendre pleinement, vous savez maintenant où chercher.